La Voie de l'emploi - fev/mars 2017

En cette période de l’année, février et mars, la pression est intense pour les élèves de 12e année dans les écoles, surtout ceux qui veulent poursuivre des études à l’université.

«La période d’inscriptions au collège et à l’université s’étale au long de l’année, mais pour plusieurs Àprogramme, la date limite est fin mars.  Pour certains élèves de 12e année, c’est une période stressante.  Les études coûtent cher, et ils sont anxieux à l’idée de faire un mauvais choix.  Mais selon moi, il n’y a pas de mauvais choix.  On apprend tout le temps.  Et je leur dis toujours qu’ils ont le droit de changer d’idée.  On évolue et il est possible de changer de plan de carrière.  La plupart des jeunes qui commencent leurs études changeront de carrière deux ou trois fois au cours de leur vie.  Ça veut dire que chaque fois, ils seront débutants dans un domaine», explique Josée Gallant-Gordon, travailleuse sociale de formation, qui est la conseillère en orientation à l’école Évangéline, à l’école Pierre-Chiasson et à l’École-sur-Mer.  

«J’ai des semaines très occupées, et dans chaque école, les besoins sont différents.  J’aime rencontrer les élèves de tous les niveaux.  Côté carrière, j’aime débuter l’exploration en 9e et 10e année.  Il n’est pas trop tôt pour commencer à penser aux options après le secondaire, parce que ça peut influencer le choix des cours optinels.  Ça peut aussi motiver les élèves à travailler plus forts quand ils savent que certaines bourses sont liées à leurs moyennes générales», explique la conseillère.  

Josée Gallant-Gordon utilise plusieurs outils pour aider les élèves à mieux se connaître et à mieux connaître les options qui s’offrent à eux.  «Je trouve que ce qui est le plus efficace, c’est de rencontrer les élèves individuellement.  Je les accompagne dans leur réflexion.  Je leur pose des questions sur le genre de vie qu’ils veulent, sur le genre de travail qu’ils se voient faire, sur ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas.  Je leur demande toujours s’ils veulent étudier en français, et si la distance est un facteur.  On finit par identifier des domaines d’études, soit au collège ou à l’université, on visite des sites Web.  Parfois, même j’appelle des institutions pendant que l’élève est avec moi.  Je le mets sur haut-parleur pour qu’il puisse participer à la discussion.  Je trouve que ça permet à l’élève d’être moins intimidé à l’idée de téléphoner à un collège ou une université pour poser des questions».

Josée Gallant-Gordon suggèresouvent à ses clients de faire du bénévolat dans un domaine qui, croient-ils, pourrait les intéresser.  «Il n’y a que du bon dans le bénévolat.  En plus du fait que plusieurs bourses sont liées à l’engagement social et aux heures de bénévolat, c’est une excellente façon d’apprendre à fonctionner dans des groupes, d’apprendre le sens des responsabilités, d’apprendre aussi ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas, et aussi de se faire connaître dans un réseau de personnes qui partagent un intérêt.  On ne sait jamais quand les contacts qu’on fait étant jeunes vont se changer en emplois, plus tard», souligne-t-elle.

«Les collèges et les universités offrent aux élèves des avantages similaires en terme d’employabilité.  Tout dépend du genre de carrière qu’on veut avoir et de nos goûts.  Il n’y a pas de mauvais choix.  Je trouve que les programmes articulés entre certains collèges et universités semblent plaire aux jeunes.  Ils n’ont pas la pression de s’inscrire tout de suite à l’université, et après leur diplôme, ils peuvent poursuivre à l’université et se faire créditer leurs deux années d’étu-des, pour obtenir un baccalauréat.  Encore une fois, ce n’est pas pour tout le monde, mais c’est une option intéressante, qui peut soulager un peu la pression de “faire le bon choix”», soutient Josée Gallant-Gordon.
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