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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 14 novembre 2018

Mathieu Gingras était l’animateur de l’atelier sur le leadership.

Près de 80 jeunes de 12 à 18 ans des quatre provinces de l’Atlantique, mais aussi des Îles-de-la-Madeleine (Québec) et de Saint-Pierre et Miquelon (France) ont participé au Festival jeunesse de l’Acadie (FJA) du 9 au 12 novembre au Pavillon de l’Est, le tout nouveau centre scolaire et communautaire francophone de la région Kings-Est, situé à Rollo Bay. 

Le Festival jeunesse de l’Acadie est un projet mené par la Société nationale de l’Acadie, via sa Commission jeunesse et les organismes qui en sont membres.  Le président de cette Commission jeunesse, Mathieu Manuel, insiste sur le fait que le FJA vise avant tout à offrir aux jeunes une base à leur réflexion éventuelle sur leur identité en développement, dans un environnement positif et accueillant. 

«Le FJA est ouvert aux jeunes à partir de 12 ans.  C’est plus jeune que dans la plupart des activités et événements s’adressant aux jeunes, qui visent surtout les niveaux du secondaire scolaire, et c’est voulu ainsi.  Nous voulons offrir aux jeunes une prise de contact et une amorce qui leur donnera envie, peut-être, de s’engager toujours davantage dans leur collectivité.  Nous faisons cet événement chaque année, selon une rotation avec les quatre associations jeunesses hôtesses, dont Jeunesse Acadienne et Francophone de l’Î.-P.-É., cette année», a décrit Mathieu Manuel, pendant qu’il préparait son atelier sur l’environnement. 

Biologiste de formation et poursuivant sa maîtrise dans ce domaine, il a voulu transmettre à ses «élèves» une meilleure compréhension de l’importance d’appuyer ses décisions sur la science et non sur l’affectif.  «On ne peut pas décider de sauvegarder un animal juste parce qu’il est “cute”.  Il faut s’appuyer sur des recherches et c’est pour ça que le travail des biologistes est tellement important.»

Dans son atelier, Mathieu Manuel n’a pas ménagé ses efforts pour transmettre son message, si bien que quelques jeunes l’ont invité à «venir enseigner dans notre école». 

Dans son atelier, il y avait Xavier Emberley et Shahin Labib de l’école Rocher du Nord à St. John’s, Terre-Neuve et Labrador.  «L’an dernier, j’avais pris l’atelier sur l’environnement et j’avais trouvé cela très intéressant.  J’ai eu envie de le refaire cette année et j’ai convaincu mon amis Shahin de faire le même que moi.  J’aurais aimé qu’on aille plus dehors, mais il ne fait vraiment pas beau», a confié le jeune homme. 

Des ateliers à profusion

Au programme des deux pleines journées du FJA, il y avait six ateliers, chacun répété deux fois.  Par exemple, l’atelier sur les communications animé par Marion Pauzier était offert le samedi aux jeunes de 15 à 19 ans, et le dimanche, aux jeunes de 12 à 14 ans. 

«Dans mon atelier, j’ai invité les jeunes à concevoir un journal-radio.  Nous avons attribué les rôles de présentateur principal, de journalistes, de chroniqueurs, et d’invités.  Chacun agit selon son personnage, avec de la fantaisie, évidemment», a indiqué l’animatrice qui travaille à JAFLIPE. 

Dans cet atelier, Marie-Josée LeBlanc de Baie Sainte-Anne au Nouveau-Brunswick joue le rôle d’une journaliste.  «J’ai choisi de faire mon reportage sur l’atelier d’impro, car c’est l’atelier que je vais prendre demain (dimanche)», a-t-elle dit.   J’ai pris cet atelier parce qu’à mon école, je trouve qu’il n’y a pas assez de communication et que les élèves ne se sentent pas à l’aise de parler en public», dit celle qui est la présidente du conseil étudiant de son école. 

En impro, justement, l’animateur Mathieu Lewis a voulu transmettre aux participants les sept grands piliers de l’improvisation : respect, écoute, disponibilité, efficacité, vérité, écriture et culture.  L’écriture, c’est la création du scénario dans sa tête ou la conception de l’histoire.  La culture dans ce contexte c’est la connaissance générale, qui facilite les références et les liens entre les idées.   Dans cet atelier, Kalista Thériault de l’école François-Buote a été confrontée à la nécessité de penser vite, lorsqu’elle a été appelée à créer une histoire sur le thème des marionnettes. 

L’atelier de cuisine a été particulièrement populaire, grâce à l’initiative de l’animateur, le chef Pierre El Hajjar, une véritable vedette auprès des jeunes.  «Pour moi, la nourriture et la cuisine, ça va avec la joie de vivre et, la joie de vivre, c’est la musique et la chanson.  Alors, j’ai invité Julie Arsenault à m’accompagner pour qu’on mélange la cuisine, la musique et aussi l’exercice physique, car elle est une entraîneure certifiée», a expliqué le chef. 

Avec son atelier, le chef Pierre avait la tâche de préparer la nourriture qui serait servie le samedi soir, ainsi que le dimanche soir.  Le budget alloué à l’atelier ne permettait malheureusement pas aux jeunes de véritablement expérimenter les goûts et les ingrédients différents, ce que chef Pierre a trouvé dommage. 

Quoi qu’il en soit, une fois les carottes et les oignons coupés, les jeunes ont formé un cercle et commencé à chanter et à parler de musique, mais aussi de quelques-unes de leurs recettes préférées. 


Mathieu Manuel (à droite) dans son atelier sur l’environnement.


Le chef Pierre El-Hajjar (à droite) et Daphnée AuClair de Moncton dans l’atelier de cuisine/musique.  (Photos : J.L.)


Marie-Josée LeBlanc dans l’atelier sur les communications.


Kalista Thériault en improvisation.


En musique, l’animatrice Andrée Mackula-Thériault (à doite) a utilisé l’improvisation comme méthode de composition.


Shahin Labib et Xavier Emberley de Saint-Jean de Terre-Neuve et Labrador.

- Par Jacinthe Laforest 
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