Le 12 octobre 2016


Sally Delorme-Pedrick, une artiste qui vit une partie de l’année dans la région Évangéline et l’autre partie dans l’état du Maine aux États-Unis, présentera 61 œuvres produites au cours des 15 dernières années, ici à l’Île, ainsi que dans la presqu’île de Pemaquid, au Maine.  

«J’ai construit mon exposition sur trois thèmes : les frontières d’arbres et de pierres, les influences nautiques et les moulins et les migrations.  Dans ces trois catégories, j’ai établi des liens et des parallèles en m’appuyant sur de véritables recherches historiques.  Ça fait trois ans que je prépare cette exposition», a indiqué l’artiste, récemment.  

L’exposition ouvrira le dimanche 16 octobre au Centre Eptek à Summerside, lors d’une réception au cours de laquelle Sally donnera un aperçu de sa démarche dans la création de cette exposition.  L’exposition sera présentée jusqu’au 18 novembre.  

Un des trois thèmes fait référence aux migrations et aux moulins (usines textiles).  «Mon arrière-grand-père, Joseph Arsenault (marié avec Barbie), a quitté l’Île pour aller travailler dans les filatures au Nouveau-Brunswick.  Au fil des années, il a migré vers le sud, pour aboutir dans les filatures du Maine.  C’est là que mon père est né.  Il était le dernier de la famille et un des seuls qui n’a pas travaillé dans les filatures», a raconté l’artiste, attirant aussi l’attention sur un autre lien migratoire intéressant, concernant l’usine MacAusland.  

«En 1949, un incendie a dévasté l’usine de la famille MacAusland.  Vers la même pério-de, après la Seconde Guerre mondiale, des filatures du Maine fermaient leurs portes.  MacAusland a pu acheter des équipements et redémarrer les affaires.  Il n’y a donc pas que les gens qui ont migré, mais les équipements aussi», a raconté Sally Delorme-Pedrick, et ce n’est qu’une des histoires que son exposition permettra de mettre en lumière.  

Pour la petite histoire, Sally Delorme-Pedrick a peint sa toute première toile à l’Île-du-Prince-Édouard à North Cape, le 11 septembre 2001.  

- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images