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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 octbre 2018

Isabelle Richards, Cassidy Gallant et Emma McInnis sont très fières d’être des filles et de savoir qu’elles pourront suivre leur propre voie en toute liberté et en toute confiance.  (Photo : J.L.)

Le 11 octobre, c’est la Journée internationale des filles, un événement de l’ONU consacré à la défense des droits des filles partout sur la planète.  Au Canada, cette journée fait partie intégrante des célébrations du Mois de l’histoire des femmes.

Pour souligner cette belle journée, La Voix acadienne a rencontré trois élèves de l’École-sur-Mer.  Il s’agit d’Isabelle Richards et d’Emma McInnis en 7e année, et de Cassidy Gallant en 9e année. 

Isabelle, Cassidy et Emma sont trois jeunes filles pleines de confiance.  «Je pense que nous serons capables de réussir tout ce que nous allons vouloir entreprendre.  Pour moi, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles.  Nous avons tous les mêmes droits», a indiqué Emma McInnis. 

«Il y a encore des personnes qui pensent que si tu es une fille, tu dois faire ceci et pas cela.  Mais je pense qu’il y en a de moins en moins.  Et puis qu’est-ce que ça veut dire de “courir comme une fille” et “lancer comme une fille”.  Moi, je cours et je lance toujours aussi fort que je peux, si c’est ça que ça veut dire, alors…», a indiqué Cassidy Gallant, comme si elle réfléchissait à haute voix. 

Nos trois demoiselles sont sportives, fortes et aussi «fières d’être des filles».  «Dans nos familles et à l’école, ce qui nous diffère, ce sont nos talents, nos caractères, nos personnalités, et pas le fait qu’on soit une fille ou un garçon.  Et c’est bien comme cela, mais on sait qu’ailleurs dans le monde, ça peut être différent», ont indiqué les trois jeunes filles. 

«Il y a des pays où les filles n’ont même pas le droit d’aller à l’école.  Je pense qu’ici, nous sommes assez chanceuses», a déclaré Isabelle Richards. 

Toutes trois dénoncent les stéréotypes qui placent la femme dans la cuisine, à laver la vaisselle et à passer la jounée à la maison à attendre son mari.  Ce n’est certes pas le type de vie auquel elles aspirent. 

«Moi, je veux devenir enseignante», a déclaré Isabelle.  Sa collègue de classe en 7e année, Emma, veut devenir orthodontiste.  «Chaque fois que je vais chez le dentiste pour mes appareils, les femmes sont des assistantes et ce sont les hommes qui posent les appareils.  Moi, je veux être celle qui pose les appareils».

Cassidy, en 9e année, a, elle aussi déjà fait son plan de carrière.  «Je veux être vétérinaire ou médecin, travailler dans un domaine où je vais faire une grande différence dans le monde». 

Nos trois jeunes filles savent qu’elles ne vivent pas dans un monde parfait, qu’il y a encore des gens qui ne sont pas «corrects» avec les filles et les femmes, mais leur souhait pour l’avenir est justement que «tout soit ouvert», qu’il y ait «plus de femmes en politique», que «tout le monde puisse vivre en sécurité».   

À l’échelle mondiale, on reconnaît que le soutien aux filles et la défense de leurs droits humains fondamentaux sont essentiels à la santé des collectivités.  C’est pourquoi la Journée internationale des filles promeut l’égalité de traitement et l’égalité des chances en ce qui a trait, entre autres, aux lois, à la nutrition, à une vie sans violences ni maltraitances, à la santé, à l’éducation et à la formation.

L’autonomisation économique des filles est un aspect indispensable pour l’égalité entre les sexes.  En favorisant l’accès à l’éducation, la participation et le pouvoir politique ainsi que le soutien à la formation dans les STIM (science, technologie informatique et mathématique), le Canada et d’autres pays peuvent créer des conditions propices à la réussite des filles dans tous les aspects de leur vie.

Mot-clic #OnInfluence

À l’échelle nationale et internationale, les filles font leur marque et apportent des changements positifs dans leurs communautés, et bien au-delà.  Étudiantes, entrepreneures, bénévoles et militantes montrent la voie à suivre et prouvent qu’on n’est jamais trop jeune pour forger l’avenir et améliorer la vie des autres.

En octobre, parlez-nous des filles qui ont fait quelque chose de remarquable dans votre communauté en utilisant le mot-clic #OnInfluence.  Vous en connaissez une? Encouragez-la à raconter son histoire sur les médias sociaux. 

- Par Jacinthe Laforest
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