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Le 4 octobre 2018

Guy Labonté, président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin depuis 4 ans cède la présidence.  (Photo : J.L.)

Guy Labonté de Summerside est président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin depuis quatre ans et quelques mois, soit deux mandats complets.  «Quand j’ai accepté la présidence, ça faisait déjà sept ans que je siégeais au conseil d’administration, comme représentant de La Belle-Alliance.  Alors je connaissais tout de même assez bien l’organisme.  Mais j’admets que j’ai appris beaucoup au cours de ces quatre années.  Du point de vue personnel, une chose que je remarque, c’est que je suis plus à l’aise pour parler français et j’apprécie cela», a dit Guy Labonté lors d’un entretien-bilan, à quelques semaines de l’AGA prévue pour le 27 octobre à Summerside.

Les dernières années, à la SSTA, ont été fort productives et jusqu’à un certain point, transformatrices, pour l’ensemble de la communauté.  «Mon arrivée à la présidence, en juin 2014, a coïncidé avec les recommandations de la Commission sur la gouvernance communautaire, et je peux dire, quatre ans plus tard, que nous avons touché à toutes les recommandations, et que les progrès se poursuivent».

Une des grandes recommandations de cette commission était la mise en place de services partagés.  Le «Service Finances», opérationnel depuis avril 2015, a commencé avec 10 organismes et en compte maintenant 17.  D’un employé à temps plein et un à temps partiel, le service emploie maintenant quatre personnes. 

«Les autres services partagés identifiés sont les communications, les ressources humaines et la recherche et la planification.  Sur ces trois filières, des progrès ont été accomplis, et nous sommes rendus à l’étape du financement», dit Guy Labonté. 

Plan d’action mixte SSTA-CSLF 

Le plan d’action mixte SSTA-CSLF qui oriente le développement jusqu’en 2027-2028 est une véritable fierté pour Guy Labonté.  «C’est le seul du genre au Canada.  En plus, ce plan nous projette vers une destination sur laquelle toute la communauté s’entend.  Nous avons peut-être des divergences sur la route à prendre, mais on est tous d’accord sur les objectifs.  Ce plan a été adopté et maintenant que les priorités ont été établies, on pourra franchir d’autres étapes».

Pour Guy Labonté, la mise en œuvre de ce plan dépend du financement, mais aussi, et surtout de la capacité à recruter et de retenir les ressources humaines.  «On le voit presque tous les jours.  Nos organismes perdent leurs employés bien formés au profit du gouvernement.  On ne peut pas blâmer une personne de vouloir améliorer son sort.  Ce qu’on peut faire, par exemple, c’est offrir des conditions salariales et des avantages qui sont concurrentiels.  Une des tâches que j’ai confiées au personnel de la SSTA, c’est de revoir l’échelle de salaires et la classification des postes, les indemnités de déplacement et les autres indemnités, pour que notre communauté ait une chance de retenir ses propres spécialistes motivés, compétents et intelligents», a soutenu Guy Labonté. 

Lors de la prochaine assemblée générale annuelle, les membres présents seront appelés à prendre des décisions importantes, mais très logiques au moment où l’organisme prépare son 100e anniversaire. 

Également, les trois postes de l’exécutif sont à pourvoir : celui de président, de vice-président et de secrétaire-trésorier.  Les candidatures sont déjà ouvertes sur ces trois postes.  Les personnes intéressées peuvent demander de l’information au siège social de la SSTA. 

«Nous cherchons des personnes qui ont à cœur le développement de la communauté et qui ont un peu de temps libre.  C’est du travail, mais c’est aussi une façon de se construire un réseau de contacts.  J’ai rencontré des ministres, des députés, je connais les communautés francophones à la grandeur du pays, avec la FCFA et la SNA.  Il y a peu de postes bénévoles qui permettent cela.  J’ai pu utiliser mes compétences acquises au cours de ma carrière dans une nouvelle optique et j’ai trouvé cela intéressant.  J’aurais aimé faire plus.  Il y a des dossiers qui n’ont pas avancé aussi vite que j’aurais voulu, mais en prenant tout en compte, je pense qu’on est sur la bonne route et je fais pleinement confiance à la communauté». 

- Par Jacinthe Laforest
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