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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 11 juillet 2018

De gauche à droite, les religieuses Patricia Arsenault, de Baie-Egmont, Bernadette Gallant, de Cardigan, Réjeanne Bourque (assise), du Nouveau-Brunswick, née en Gaspésie, et Hermine Bernard, de Mont-Carmel.

Les religieuses Hermine Bernard, Patricia Arsenault, Bernadette Gallant et Réjeanne Bourque parlent de leur histoire avec gratitude.  Cet été, elles célèbrent chacune 60 ans de vie religieuse auprès de la Congrégation Notre-Dame. 

«On a toutes commencé en 1958! raconte Sœur Réjeanne.  Nous avons eu une formation de deux ans, donc on peut même dire que tout a commencé en 1956.  À ce temps, tout le monde allait à Montréal pour la formation.  Il y avait beaucoup de vocations dans le temps». 

Ces quatre religieuses ont toute au moins une chose en commun : elles ont choisi d’exprimer leur foi et de servir l’Église à travers la Congrégation de Notre-Dame.  Mais aussi, elles avaient toutes un intérêt certain pour l’enseignement.  La Voix acadienne les a rencontrées au Centre Marguerite-Bourgeoys à Summerside et leur a demandé de parler de leur vie et de leurs meilleurs moments au sein de la Congrégation. 

«Nous sommes surtout des enseignantes.  Nous avons toutes enseigné dans plusieurs endroits, dans les maritimes et ailleurs», poursuit Sœur Réjeanne, qui a grandi à Miramichi.  Elle ajoute que la Congrégation a toujours considéré important de conserver à la fois la langue française et anglaise, ce qu’elle a toujours apprécié. 

Après leur formation, les religieuses étaient postées aux endroits choisis par la Congrégation de Notre-Dame pour enseigner, soigner ou accomplir les tâches nécessaires à l’organisation religieuse.  Au fil du temps, leur spécialité s’est précisée.  L’une a choisi de devenir infirmière, l’autre a plutôt misé sur l’enseignement du français, par exemple. 

Dans les années 1980, Sœur Réjeanne a eu le plaisir de voyager au Canada pour participer à l’éducation des francophones.  «J’ai eu le privilège d’être à l’office canadien du renouveau pour former des groupes de travail pour le diocèse.  J’ai eu le plaisir de voyager d’un bout à l’autre du pays et de rencontrer les gens», dit-elle. 

Il s’agissait d’une époque spéciale pour la religion chrétienne.  «C’était à un moment où le Vatican a dit : sortez et allez rencontrer les adultes, les gens pour leur enseigner», précise Sœur Bernadette Gallant. 

La religieuse originaire de Cardigan a choisi d’entrer à la Congrégation de Notre-Dame après un court séjour au couvent de Rustico-Nord, où elle avait été chaleureusement accueillie dans les années 1950.  Si elle hésitait à choisir sa vocation, elle n’a jamais regretté sa décision.  Sœur Bernadette raconte avoir eu une vie bien remplie.  «Toute ma vie, j’étais au conseil du Vatican et j’ai enseigné à des ministres de la communion», dit-elle, entre autres.

Mais le meilleur moment selon elle est le moment présent.  «Je suis enthousiaste pour l’époque dans laquelle on vit aussi, parce que c’est un moment pour prendre soin de la Terre et prendre soin des autres.  Nous vivons dans une époque importante», ajoute Bernadette. 

Sœur Hermine Bernard, originaire de Mont-Carmel, a quant à elle enseigné pendant 22 ans puis a travaillé dans l’administration et la comptabilité.  Son meilleur souvenir est d’avoir travaillé à l’école à Tignish.  «J’avais beaucoup de liberté dans mon enseignement.  C’est la partie d’enseignement que j’ai aimée le plus», explique-t-elle.  Comme ses collègues, elle s’est beaucoup impliquée dans la communauté. 

Pour Sœur Patricia Arsenault, qui vient de Baie-Egmont, c’est aussi le moment présent qui compte le plus.  «Mon moment fort est le présent, je suis très heureuse dans ma profession, dans la communauté.  Je suis capable de bien communiquer avec mes compagnes qui sont pour la plupart des personnes âgées à Kingston en Ontario», dit-elle.  Après 10 ans d’enseignement, elle a choisi de devenir infirmière.  «On avait le choix de faire ce qu’on voulait comme métier», dit-elle. 

Les quatre religieuses habitent maintenant toutes à la résidence pour personnes âgées Andrews, sauf Sœur Patricia qui travaille maintenant à Kingston en Ontario comme coordonnatrice des soins pour les sœurs de la Congrégation Notre-Dame qui sont malades. 

Une autre religieuse de l’Île-du-Prince-Édouard, Thérèse Arsenault, célèbre quant à elle ses 70 ans de vie religieuse, mais elle est au repos à la résidence Andrews. 

«On est à la retraite, ça veut dire qu’on ne fait plus de tâches pour les ministères, mais on sert toujours la communauté en faisant du bénévolat», dit sœur Patricia.  Par exemple, les religieuses s’accompagnent les unes les autres lors de visites à l’hôpital.  Elles organisent aussi des événements pour la Congrégation. 

Durant la semaine du 2 juillet, les religieusess ont accueilli plusieurs de leurs collègues au Couvent de Summerside pour discuter des affaires en cours.  Au total, il y avait sept religieuses américaines et six religieuses canadiennes. 


Soeur Thérèse Arsenault a célébré 70 ans de vie religieuse.

- Par Catherine Paquette 

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