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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 24 mai 2018

Darlene Arsenault a reçu le Prix Ghislaine-Pilon de la Commission nationale des parents francophones des mains de Melissa MacDonald, présidente de la Fédération des parents de l’Î.-P.-É. et de Véronique Legault, présidente de la CNPF, le vendredi 18 mai à Charlottetown.

La Commission nationale des parents francophones a tenu la semaine dernière une réunion de son conseil d’administration national à l’Île-du-Prince-Édouard.  L’organisme a profité de son passage dans la province pour rencontrer la communauté francophone et pour y remettre, pour la troisième fois de son histoire, le Prix national Ghislaine-Pilon, créé en l’honneur de l’ancienne présidente de la CNPF, Ghislaine Pilon. 

La lauréate du prix national 2018 n’est nulle autre que Darlene Arsenault, une promotrice de longue date de l’enseignement en français à l’Î.-P.-É. 

Bien connue de la communauté acadienne et francophone de l’Île, dont elle est issue, Darlene Arsenault a fait une belle carrière «officielle» en enseignement et en administration scolaire.  Elle a, entre autres, été enseignante-bibliothécaire, directrice de l’école François-Buote et directrice de l’école La-Belle-Cloche. 

Sa carrière en enseignement se poursuit de façon officieuse, car elle met ses connaissances en pédagogie au service du Village des Sources l’Étoile Filante, dont elle est l’une des fondatrices. 

Elle crée la programmation pour la majorité des camps qui se tiennent au Village des Sources et de fait, lors de la présentation du prix, le vendredi 18 mai, à Charlottetown, elle venait de conclure le tout premier camp pour des élèves en immersion française. 

En plus des camps scolaires, Darlene Arsenault anime aussi des camps de développement personnel et social et elle anime des retraites pour femmes et des camps familiaux axés sur la pédagogie du cœur. 

Son engagement communautaire ne se limite pas à la pédagogie.  Dans le passé, elle a été présidente de la Société Saint-Thomas-d’Aquin et elle a siégé au sein de nombreuses autres organisations. 

Il y a environ un an, elle a été nommée agente aux plaintes dans le cadre de l’application de la Loi sur les services en français. 

Lorsqu’elle a pris la parole après avoir reçu le prix, Darlene Arsenault n’a pu retenir quelques trémolos lorsqu’elle a dit à quel point elle était touchée.  «Je suis touchée de la reconnaissance parce que, ce que je fais, c’est pour les jeunes.  J’aime beaucoup travailler avec la jeunesse… ça me remplit», a-t-elle dit. 

Darlene Arsenault ne savait rien de ce prix.  Elle avait accepté de venir faire une présentation à Charlottetown, à la demande de la Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard, l’occasion de la réunion du conseil d’administration de la CNPF. 

«Je venais ici pour faire une présentation…» puis, regardant le personnel de la FPÎPÉ elle a ajouté: «Et je suppose qu’il n’y a même pas une présentation à faire», sur le ton de quelqu’un qui vient de tout comprendre. 

Les habitués du Bar à musique du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean étaient rejoints ce soir-là par les membres du conseil de la Fédération des parents ainsi que par les membres de conseils de la Commission nationale des parents francophones de partout au Canada. 

- Par Jacinthe Laforest

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