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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 17 janvier 2018

Riley Cameron, agent de développement communautaire au Conseil acadien de Rustico, Andréa Deveau, directrice générale du Conseil, Hervé Poirier, bénévole et architecte du projet de jardin, et Julie Gagnon, directrice de l’école Saint-Augustin.


Grâce aux fonds disponibles en marge du 150e anniversaire de la création politique du Canada, la communauté acadienne et francophone a pu obtenir du financement pour établir des initiatives scolaires et communautaires autour du thème des jardins. 

Jusqu’à présent, cinq régions ont embarqué dans le processus.  Cependant, c’est sans aucun doute la région du Grand-Rustico qui est la plus avancée, dans la réalisation et dans le concept. 

«Ça fait plusieurs annéesque le concept de jardins intéresse la communauté scolaire et communautaire.  En 2013, le Sentier des racines a été initié avec l’école.  Un tracé a été déterminé et des arbres ont été plantés, en collaboration avec l’école.  Puis, on a continué à construire dans ce concept.  Durant les années qui ont suivi, on a développé les bases d’un projet de jardin sensoriel, grâce à des fonds du Réseau Santé en français.  Donc, lorsque l’idée de jardin communautaire et scolaire a été lancée, nous avons saisi la balle au bond», a indiqué Andréa Deveau, directrice du Conseil acadien de Rustico. 

Dès que les fonds ont été confirmés, le personnel du Conseil acadien de Rustico a créé une équipe de bénévoles pour conceptualiser, encadrer et réaliser le projet.  Hervé Poirier, ancien directeur de l’école Saint-Augustin, s’est tout de suite joint à l’équipe, et a tout de suite partagé sa vision, qui a été adoptée par le groupe. 

«En me basant sur le tracé existant du Sentier des racines, et sur les démarches accomplies dans le passé, j’ai imaginé des structures de bois, placées de façon stratégique le long du parcours», a expliqué Hervé Poirier, en montrant les dessins qu’il a réalisés. 

Une des contraintes du projet était l’obligation de dépenser les fonds octroyés préférablement avant le 31 décembre 2017.  «Grâce à l’excellente collaboration de la quincaillerie Home Hardware, nous avons pu passer la commande des matériaux dont nous avions besoin, les payer, et ils ont accepté de les garder en entrepôt jusqu’à ce que nous en ayons besoin, au printemps», a insisté Hervé Poirier. 

Pour être en mesure de commander la bonne quantité de bois, sans gaspillage, Hervé Poirier a fait des plans détaillés, à l’échelle, des structures souhaitées, pour être en mesure d’évaluer les quantités et types de bois nécessaires. 

«Nous avons eu une excellente collaboration de la quincaillerie, et les propriétaires ont été si impressionnés par notre projet qu’ils nous ont donné un montant de 1 000 $.  Je pense qu’ils voient à quel point notre projet a du potentiel, non seulement pour la communauté immédiate de l’école et du centre communautaire, mais pour tout le secteur patrimonial qui inclut l’église, la Banque des fermiers et la Maison Doucet.  Nous souhaitons intégrer tous ces partenaires dans le projet», a insisté Hervé Poirier. 

La directrice de l’école Saint-Augustin, Julie Gagnon, voit elle aussi le potentiel du projet.  La valeur pédagogique, la possibilité de faire des classes à l’extérieur grâce aux structures couvertes, la possibilité de planter des légumes et de les voir pousser, tout cela l’interpelle. 

«Nous allons contribuer autant que nous pouvons au projet, surtout pour la portion du jardin potager.  Nos élèves vont faire des semis au printemps, et nous pensons que nous pourrons les inciter à venir entretenir des parcelles du jardin potager durant l’été, avec leurs parents», a indiqué Julie Gagnon.

Une autre partie du projet consiste en la création d’une dizaine d’espaces de jardins potagers de type communautaire.  «Je pense que nous aurons une dizaine de lots à louer dès ce printemps», a insisté Andréa Deveau. 

Le projet comporte plusieurs composantes qui sont à différentes étapes de développement, de négociation et de construction.  Par exemple, en décembre dernier, des charpentiers bénévoles ont construit un cabanon, pour servir d’entrepôt à côté de ce qui sera le jardin potager du centre, ainsi que les lots qui seront offerts en location. 

«C’est l’hiver maintenant.  La construction est stoppée pour quelques mois, mais nous continuons d’élargir notre base de bénévoles autour du projet.  Nous avons un noyau de charpentiers expérimentés, mais nous ne voulons pas les brûler.  Nous sommes à la recherche de personnes intéressées à participer et à contribuer à ce projet qui laissera un héritage durable à la communauté du Grand-Rustico», ont insisté Andréa Deveau et Hervé Poirier. 

Le long du tracé du Sentier des racines, des espaces ont été prévus pour créer des jardins thématiques.  Les possibilités sont pratiquement sans fin.  On peut créer des jardins de métal, des rocailles, des jardins de carillons, de cabanes à oiseaux, etc. 

«En parlant des oiseaux, on a prévu de construire un con-dominium pour nos balbuzards qui se font des nids dans nos poteaux électriques et qui causent des pannes au centre.  Nous avons, je pense, pensé à tout», a indiqué Andréa Deveau. 


Le samedi 9 décembre, des bénévoles se sont réunis pour construire le cabanon qui fait parti des structures du projet de jardins communautaires.  De gauche à droite, Hervé Poirier, Marcel Buote, Stéphane Blanchard et Jordan Cameron.




Très emballé par le projet, Hervé Poirier montre la vue extraordinaire sur la baie de Rustico qu’on aura en marchant sur le sentier. 


- Par Jacinthe Laforest
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