Le 6 septembre 2017
Dans un projet qui s’inscrivait dans les célébrations de Canada 150, le Centre Goéland à Cap-Egmont a fait vivre à six familles, deux du Nouveau-Brunswick et quatre du Québec, quatre jours d’immersion totale dans les traditions et la vie contemporaine de l’Acadie de l’Île.

«Ces familles ont créé des liens de toute beauté, entre elles, et avec les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard.  C’était merveilleux», a déclaré Darlene Arsenault, qui a élaboré et dirigé le projet du début du recrutement jusqu’au départ des familles, le 17 août.

Le recrutement avait commencé au printemps dernier, dès que le Centre Goéland a su que le financement était approuvé.  «Nous avons commencé la promotion et l’appel aux familles au mois de mai, par divers moyens.  La première vague d’appels n’a pas bien marché puis nous nous sommes tournés vers le réseau des Villages des sources, dont nous faisons partie.  Et là, le recrutement a connu du succès.  Nous avions une limite d’environ 30 personnes, si bien que nous avons accepté six familles.  L’âge des enfants variait de 21 mois à 17 ans.  Malgré la différence d’âge, et le fait que les familles ne se connaissaient pas au départ, les liens se sont créés très rapidement.  C’était beau à voir», a insisté Darlene Arsenault.

Parce que le projet s’inscrivait dans le cadre de Canada 150, les familles ont participé à des discussions sur le Canada, sur le présent, et sur le Canada dans lequel ils veulent que leurs enfants et leurs petits-enfants grandissent.

«Nous avons tout noté, et cela fait partie de l’héritage que ce camp va laisser.  Chacune de ces familles a été transformée, j’en suis certaine, et moi aussi j’ai été transformée par l’expérience vécue avec ces familles», a insisté Darlene Arsenault.

Les familles sont arrivées au Centre Goéland le 14 août.  Évidemment, elles ont vécu très intensément le 15 août, grâce aux célébrations provinciales à Port-la-Joye et à Charlottetown.  Elles ont aussi eu des ateliers avec des pêcheurs, ont acheté du homard sur le quai et l’ont fait cuire.  Elles ont aussi fabriqué des mets acadiens, du fricot à la poule et de la râpure, pour le repas.

«Nous sommes allées à Lennox Island pour vivre une expérience avec les Mi’kmaqs, nous avons écouté de la musique au Village musical acadien, nous avons été au souper spectacle et tout le monde a beaucoup aimé cela.  C’était comme si le spectacle avait été écrit pour notre groupe.  C’était très spécial», a raconté Darlene Arsenault.

S’il n’en tenait qu’à elle, il y aurait des camps de ce genre à nouveau l’an prochain.  Le Centre Goéland est un endroit idéal pour ce genre d’expérience.  Des familles qui viennent en vacances à l’Île par elles-mêmes auraient eu besoin de semaines complètes pour vivre ne serait-ce que la moitié de ce qui était au programme du camp.  L’approche est donc très avantageuse et les familles repartent avec le sentiment d’avoir véritablement vécu l’Acadie de l’Île de l’intérieur.

«C’est certain que nous allons tout mettre en œuvre pour répéter l’expérience, avec le concours de partenaires communautaires.  L’approche du Congrès mondial acadien qui sera en partie à l’Île m’apparaît comme un levier extraordinaire pour établir ces camps d’été», a soutenu Darlene Arsenault.

Les six familles qui ont participé au camp ont établi une page Facebook privée pour maintenir le contact entre elles, ce qui est le signe que des amitiés ont été créées. 



- Par Jacinthe Laforest

L'Île-du-Prince-Édouard en images