Le 20 juin 2017

Les membres du nouveau conseil d’administraion de La Voix acadienne sont, de gauche à droite, Robert Bullen, Raymond J. Arsenault, Michel Gagnon, Angie Cormier, Denise Bourdon-Lauzon, Yoan Rousseau, Donna Lavoie et Terry Couture.

Le président du conseil d’administration de La Voix acadienne, Robert Bullen, ne cache pas que l’année qui a pris fin le 31 mars dernier a été mouvementée, surtout en raison des travaux visant la création d’un service partagé en communication : le SPC, dont la mise en place a été recommandée pour améliorer la gouvernance communautaire à l’Île-du-Prince-Édouard.  

La Voix acadienne aurait pu décider de se tenir à l’écart du nouveau service partagé en communication, et tenté de continuer comme avant, mais le président du conseil, Robert Bullen, estime que la meilleure chance de survie, à long terme, de La Voix acadienne et en particulier, de son produit sur papier, repose sur sa participation au service partagé.  

«La Voix acadienne s’est engagée à être l’intervenant principal de ce service partagé en communication, une structure au sein de laquelle elle conservera son intégrité et son indépendance journalistique», a précisé le président Bullen.  

Le rapport financier, présenté durant la réunion annuelle du 7 juin, confirme que La Voix acadienne arrive au bout de ses ressources.  «Il y a six ou sept ans, nous avions un surplus accumulé de plusieurs dizaines de milliers de dollars.  Après les déficits des dernières années, et notre déficit de 17 000 $ de cette année, il reste environ 7 000 $», a indiqué Marcia Enman, la directrice du journal. 

À terme, on compte donc sur le modèle financier proposé du SPC pour combler le manque à gagner annuel de La Voix acadienne et même, soutenir des initiatives de développement.  

En réponse à une question de la salle sur l’échéancier et la ligne de temps qu’on envisageait pour le projet, les membres du comité de mise en œuvre présents ont assuré qu’il restait encore beaucoup de travail à faire avant de mettre le service en œuvre.  

Étapes cruciales

Une des étapes cruciales dans la mise en œuvre sera l’obtention du financement nécessaire, estimé à plusieurs centaines de milliers de dollars.  Il faut entre autres créer une plateforme numérique interactive capable de répondre aux besoins des différents partenaires. 

Toutes ces prochaines étapes sont prévues dans le Plan d’affaires, de Marketing et de Mise en œuvre du Service partagés en communications.  Cette étude détaillée a été octroyée par appel d’offre au Groupestratégique NuFocus de Dieppe au Nouveau-Brunswick, grâce au soutien financier de l’Agence de promotion économique du Canada Atlantique.  Un partenaire du Groupe NuFocus, Pierre Laplante, a présenté les grandes lignes du modèle suggéré lors de l’assemblée annuelle du 7 juin. 

Efficacité accrue

Grâce au nouveau service partagé en communication, tous les organismes qui deviendront membres auront accès à des services de rédaction, de diffusion, de publicité, de promotion, de traduction, etc.  Les promoteurs du modèle font le pari que les bailleurs de fonds, en particulier Patrimoine canadien, seront intéressés à soutenir la nouvelle structure, car elle aidera les organismes à mieux remplir les mandats pour lesquels ils reçoivent des fonds gouvernementaux.  

La question des ressources humaines nécessaires au fonctionnement du Service partagé en communication a été soulevée.  Le modèle actuel prévoit l’embauche de trois personnes.  À ce point-ci du projet, l’impact précis de la nouvelle structure sur le personnel de La Voix acadienne est encore inconnu.  

À court terme, les lecteurs de La Voix acadienne ne verront aucun changement et continueront de recevoir leur journal chaque semaine, comme d’habitude.  «Le produit papier reste important pour beaucoup de lecteurs et lectrices actuels et les démarches en cours prévoient le maintien de la version papier», soutient la directrice Marcia Enman.  

Par contre, afin de positionner La Voix acadienne dans la nouvelle structure, une planification stratégique sera entreprise sous peu.  Des groupes cibles représentants différents segments de la population seront consultés dans les prochains mois pour préparer l’avenir de La Voix acadienne. 

- Par Jacinthe Laforest

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