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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 3 avril 2018
Voici quelques détails sur les fonds qui ont été annoncés dans le Plan d’action sur les langues officielles qui seront en vigueur pendant cinq ans. Le Plan d’action accorde 70 millions de nouveaux dollars pour le financement de base des organismes ce qui portera le financement de base à plus de 320 millions de dollars.  C’est une bonne nouvelle car il n’y avait pas eu d’augmentation depuis 2003.

Le 22 mars 2018
Le conseil d’administration de la SSTA annonce le départ d’Aubrey Cormier de la direction générale de la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA), effectif le 4 mai prochain.  Il assumera dès lors de nouvelles fonctions avec le gouvernement du Québec.

Le 7 mars 2018
Le budget déposé aux Communes le 27 février accorde plus d’attention qu’auparavant aux médias communautaires locaux.  Cela fait plaisir à la directrice de La Voix acadienne, Marcia Enman.  «Quand on mentionne les journaux dans un budget fédéral, c’est important.  Ça veut dire qu’on a été entendus et qu’on reconnaît que les journaux sont essentiels pour les communautés», a indiqué la directrice de l’hebdomadaire fondé en 1975.

Le 6 mars 2018
Avec l’ajout de 400 millions au budget fédéral, l’ensemble des investissements dans les langues officielles du Canada devrait passer de 1,12 milliard $ en 2013-18 à 1,52 milliard $ pour 2018-23. La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada avait exigé une enveloppe de 575 millions de plus pour les communautés francophones, puis elle avait convenu que ces fonds devraient être partagés avec les Anglo-québécois.

Le 6 mars 2018
La santé est le secteur le mieux nanti de la Feuille de route pour les langues officielles qui prend fin le mois prochain: 22,5 millions à Société Santé en français (SSF) pour l’appui aux communautés et 69,2 millions au Consortium national de formation en santé pour le volet éducatif. Comment ces organismes expliquent-ils ces résultats alors que bien d’autres ont serré la ceinture pendant cinq ans?

Le 6 février 2018
En dépit de la controverse et du malaise suscités par l’embauche de Daniel Bourgeois au poste de Directeur des communications et des affaires communautaires et culturelles, poste nouvellement créé, La Commission scolaire de langue française (CSLF) a confirmé l’entrée en fonction du mari de la directrice générale, Anne Bernard-Bourgeois, le 29 janvier dernier. La CSLF a établi cette nouvelle direction pour assurer les communications au public, mener les efforts de promotion et de sensibilisation en faveur de l’éducation de langue française, collaborer avec les organismes bénévoles de la communauté acadienne et francophone de l’Île et élaborer et évaluer le prochain plan stratégique de la CSLF. 

Le 2 février 2018

Gilles Benoit, président de la CIF, Cyrille Simard, conférencier invité, Sonny Gallant, ministre de la Main-d’oeuvre et des Études supérieures, Martine Boivin, conférencière invitée, et Jacinthe Lemire, directrice générale de la CIF.

La Coopérative d’intégration francophone a convié ses partenaires à une journée de recherche de solutions pour inciter davantage de nouveaux arrivants francophones à s’établir dans les régions rurales de l’Île-du-Prince-Édouard, où se situe la plus grande partie de la communauté acadienne et francophone. 

Le forum «Soyons prêts pour une communauté francophone accueillante» a réuni environ 40 personnes, toutes intéressées à assurer, à plus ou moins long terme, la croissance de la collectivité de langue officielle française. 

Afin d’orienter les discussions et pour apporter un point de vue de l’extérieur, la CIF a invité entre autres Martine Boivin, qui a travaillé pendant huit ans pour Portes ouvertes sur le Lac, un organisme qui se spécialise dans l’accueil et l’établissement de personnes immigrantes en région.  La région du Lac-Saint-Jean, au Québec, a de grandes similitudes avec l’Île-du-Prince-Édouard. 

«Le grand message que je veux laisser aujourd’hui à l’Île-du-Prince-Édouard, c’est que l’immigration en milieu rural, ça demande l’engagement de tous les groupes et des décideurs.  Il faut le savoir: établir et retenir des immigrants en milieu rural coûte plus cher que dans les grands centres», a insisté Martine Boivin, en entrevue. 

Selon elle, l’immigration se fait naturellement dans les grands centres.  Si les immigrants aboutissent dans les villes, ce n’est pas nécessairement par choix.  Souvent, ces personnes viennent de communautés rurales et pourraient être heureuses ailleurs que dans une ville.  Il faut donc faire des efforts supplémentaires et déployer des ressources pour aller chercher les immigrants dans les villes, et les faire graviter vers les communautés rurales. 

«Ça prend des sous, et ça prend aussi l’engagement de tous les paliers de gouvernements et de décision.  Et en bout du compte, même si ça coûte cher, ça rapporte aussi beaucoup aux communautés rurales.  Ça rapporte aux écoles, aux équipes de hockey, aux paroisses.  C’est vrai qu’en immigration rurale, les difficultés apparaissent vites, mais les bénéfices apparaissent aussi très rapidement», a promis Martine Boivin. 

Le Forum «Soyons prêts» réunissait des personnes très impliquées sur le terrain, mais aucune ne faisait partie d’une minorité visible.  Martine Boivin a remarqué cela.  «Nous avons besoin qu’ils nous disent comment ils ont besoin d’être accueillis.  C’est eux nos experts, nous devons les intégrer dans la conversation.  Ce n’est pas une critique, c’est une recommandation pour la suite des choses», a indiqué Mme Boivin. 

Parmi les bribes de sagesse que Martine Boivin a partagées avec les participants au forum, elle a souligné l’importance de ne pas se limiter à l’aspect économique et à l’emploi.  Pour diverses raisons, explique-t-elle, on finit par négliger les femmes dans nos efforts d’intégration.  L’homme a l’emploi, les enfants ont l’école et la femme elle, qu’est-ce qu’elle a? Elle est essentielle à la réussite de l’intégration.  Elle fait passer les besoins de sa famille avant les siens, elle néglige son avancement professionnel et son réseau de contacts et au bout d’un an, de deux ans, elle se sent moins apte à retourner sur le marché du travail. 

Toutes ces considérations doivent être prises en compte dans la préparation des milieux d’accueil pour favoriser une meilleure intégration des nouveaux arrivants, le rôle que les municipalités peuvent y jouer et les bonnes pratiques instaurées ailleurs au pays et c’est justement ce à quoi servait le Forum. 

Les défis sont grands : logement, transport, recrutement, sensibilisation et éducation publics, etc.  Pour aider les participants à trouver des réponses à ces problématiques et discuter de leur expérience et des solutions à mettre en place à l’avenir, ils ont discuté en petits groupes. 

Cyrille Simard a été PDG de Diversis, une firme d’experts-conseils sur divers dossiers, notamment, l’intégration francophone.  Selon lui, la première question qu’il faut se poser lorsqu’on s’engage dans des efforts pour accueillir des immigrants est: pourquoi? 

Les raisons peuvent varier d’une personne à l’autre.  Veut-on remplir nos écoles? Veut-on trouver des employés pour un secteur en particulier? Veut-on au contraire, des nouvelles entreprises pour diversifier l’économie? Veut-on augmenter le nombre de parlant français? Que veut-on accomplir par l’immigration?   C’est essentiel, selon Cyrille Simard, de se poser la question.   

«Nous sommes très satisfaits de notre forum, et de la participation des gens.  À la toute fin, nous avons invité les participants à identifier au moins une action qu’ils allaient faire au cours des neuf prochains mois pour améliorer l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants francophones dans notre province.  Et peu importe que ce soit petit ou grand, nous allons suivre les progrès et les efforts», a indiqué Jacinthe Lemire, directrice générale de la CIF. 


Lors du forum «Soyons prêts» le vendredi 26 janvier à Summerside.

- Par Jacinthe Laforest
Le 23 janvier 2018
On a appris très tôt la semaine dernière que Daniel Bourgeois, directeur du Centre Belle-Alliance depuis environ deux ans, sera le nouveau et le premier directeur des communications de La Commission scolaire de langue française en vertu d’un contrat de trois ans. C’est un poste qui relève directement de la direction générale de la CSLF, qu’occupe présentement Anne Bernard-Bourgeois, la conjointe du nouvel employé.   

Le 22 décembre 2017
Le 14 décembre dernier, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que la nomination de Raymond Théberge au poste de commissaire aux langues officielles avait été approuvée par la Chambre des communes et le Sénat. Raymond Théberge entrera en fonction le 29 janvier 2018.  Le Commissariat aux langues officielles a été créé en 1970 en vertu de la Loi sur les langues officielles en vue de protéger et de promouvoir la dualité linguistique.

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