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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 16 août 2018

Alcide Arsenault et son équipage.  (Photos : J.L.)

Le début de la saison de pêche au homard d’automne nous rappelle que l’été tire bientôt à sa fin.  Le 9 août, environ 215 pêcheurs ont repris le travail dans la zone de pêche numéro 25, située au sud-ouest de la province. 

Les pêcheurs ont chargé leur bateau et mis leurs cages à l’eau dès 6 h du matin, certains réussissant à faire deux voyages dans la même journée, voire trois. 

Sur le quai de Summerside, jeudi matin, l’ambiance était plutôt heureuse malgré la fine pluie qui a surpris les pêcheurs en fin de matinée. 

Cette année, la taille minimale pour la carapace du homard est de 77 mm.  Elle était de deux millimètres de moins l’an dernier. 

La nouvelle réglementation a été encouragée par les pêcheurs du Nouveau-Brunswick et de la Gaspésie, dont le marché est plus propice pour la vente de homards plus gros. 

Dans la zone 24, qui est située au nord-ouest de l’île et qui est adjacente à la zone 25, la taille de carapace minimale est de 73 mm. 

La taille minimale permet de réguler le nombre de homards pêchés et de permettre à la population non pêchée de se renouveler et d’être plus abondante par la suite. 

La saison de pêche d’automne se terminera le 10 octobre et sera sujette à changement selon les conditions météorologiques et la formation de glace. 

Au quai de Cap-Egmont, le samedi 11 août, les pêcheurs terminaient leur première semaine de pêche et les prises semblaient passablement bonnes. 

La chaleur, qui s’est maintenue depuis l’ouverture de la pêche, force les pêcheurs à rentrer deux fois au port durant la journée.  Le homard sup-porte mal la chaleur et même s’il y a des bacs isolés avec de la glace sur tous les bateaux, ils sont insuffisants pour mettre tous les homards à l’abri.  Alors les pêcheurs lèvent une partie des cages, rentrent au port pour y mettre leur précieuse cargaison à l’abri, et repartent pour lever le reste des cages. 

Gérald Arsenault est rentré au port vers 16 h avec son équipage et ses homards.  Il n’était pas prêt à dire com-bien de livres de homard il avait ramenées.  «On ne fait pas cela pour l’argent.  On fait ça parce que c’est notre travail», a-t-il dit deux ou trois fois. 

Il semblait cependant satis-fait des prix qui ont été déterminés pour ce début de saison : 4,50 $ pour les petits homardset 5,25 $ pour les plus gros. 

Avec cette chaleur, la mue des homards pourrait être avancée, mais tout de même, en ce début de saison, les carapaces sont bien pleines. 


Gérald Arsenault et son équipage. 



- Par Catherine Paquette et Jacinthe Laforest
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