Le 23 janvier 2018
On a appris très tôt la semaine dernière que Daniel Bourgeois, directeur du Centre Belle-Alliance depuis environ deux ans, sera le nouveau et le premier directeur des communications de La Commission scolaire de langue française en vertu d’un contrat de trois ans. C’est un poste qui relève directement de la direction générale de la CSLF, qu’occupe présentement Anne Bernard-Bourgeois, la conjointe du nouvel employé.   

Emile Gallant, président de la CSLF, ne voit rien d’étrange dans la situation.  «Nous savions que les gens allaient réagir.  Mais il faut comprendre que la communauté est petite et qu’on ne peut pas toujours éviter d’embaucher des membres de sa famille.  On ne peut pas discriminer une personne pour cette raison.  Les avis que nous avons obtenus nous ont confirmé que ce n’est pas illégal d’embaucher un conjoint ou une conjointe», a indiqué Emile Gallant. 

Le président précise que le travail du directeur des communications sera un travail «d’arrière-plan», qui consistera à rédiger des documents, à rédiger des communiqués de presse, à faire connaître la CSLF auprès de la majorité et aussi des parents francophones. 

«Les parents ont beaucoup plus de pouvoir qu’ils pensent en avoir.  Nous voulons qu’ils soient mieux informés sur les enjeux, par exemple, sur l’utilisation des fonds du Programme de langues officielles dans l’enseignement (PLOE).  Nous voulons que les parents soient en mesure de questionner leurs députés, et d’influencer les décideurs».

Emile Gallant rappelle que le directeur des communications ne sera pas le porte-parole de la CSLF, un privilège qui lui revient, insiste-t-il, et à lui seulement.  Informé du fait que nous avions tenté de rejoindre d’autres commissaires, M. Gallant nous a informé qu’il ne fallait pas attendre de réponses de leur part. 

M. Gallant insiste sur le fait que, cependant la petite équipe de la CSLF est souvent débordée et que les dirigeants laissent parfois passer des occasions de se prononcer sur des dossiers chauds.  «Je pense que l’embauche d’un directeur de communication va beaucoup augmenter notre présence dans les médias.  Après chaque réunion, nous enverrons des résumés aux médias, afin d’attirer leur attention et les inviter à communiquer avec nous», précise Emile Gallant. 

Selon l’offre d’emploi qui a été publiée dans La Voix acadienne en novembre dernier, le directeur des communications sera aussi le directeur du mandat culturel et communautaire de la CSLF. 

On peut donc supposer que le directeur des communications aura des contacts réguliers avec les équipes communautaires dans les six régions.  On peut aussi comprendre que le nouveau directeur des communications sera le chargé du dossier, pour la CSLF, de la mise en œuvre du plan de développement conjoint communautaire et scolaire, développé et adopté par la communauté acadienne et francophone, représentée par la Société Saint-Thomas-d’Aquin et par La Commission scolaire de langue française. 

La Société Saint-Thomas-d’Aquin est donc directement affectée par le choix de la CSLF. 

Le président de la SSTA, Guy Labonté, a émis la déclaration suivante à La Voix acadienne : «Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une situation délicate, toutefois, nous respectons l’autonomie décisionnelle de La Commission scolaire de langue française.  Ceci étant dit, cette autonomie signifie aussi de vivre avec les conséquences de ses actions».    

Emile Gallant persiste à dire que le processus d’embauche a été bien respecté.  «Anne Bernard-Bourgeois n’a pas participé au comité d’entrevues.  Nous avions une dizaine de candidats, nous avons fait des entrevues, et les trois membres du comité de sélection ont recommandé l’embauche de Daniel Bourgeois».

Le nouveau directeur des communications devrait entrer en fonction le 29 janvier. 


Emile Gallant, président de la CSLF.


- Par Jacinthe Laforest

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