Le 30 mars 2017

Claude Martel, Sandy Marcoux et René Audet travaillent depuis plusieurs mois à l’organisation des cérémonies du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy en France.


Depuis plusieurs mois, les employés d’Anciens Combattants Canada s’affairent à préparer les célébrations du 100e anniversaire de la bataille de la Crête de Vimy, en France.  

Au moins 100 employés du ministère, la majorité travaillant à Charlottetown, ont été affectés à ce grand projet inter-national dont le but est de rendre hommage aux Canadiens qui ont réussi à déloger les Allemands de ce secteur stratégique.   

«Quand on travaille à Anciens Combattants Canada, on devient très sensibilisés à la contribution que nos soldats ont faite outre-mer, en particulier à Vimy.  Quand j’ai vu le monument, pour la première fois en novembre dernier, j’ai été très touchée par cet hommage», ainsisté Sandy Marcoux qui, dans le cadre de ce projet de commémoration, dirige une équipe de gestion de l’information.  

Deux de ses collègues, qui participent également au projet, Claude Martel et René Audet, ont eu aussi été impressionnés par le monument.  «Lorsque je suis allé en France avec mon épouse, il y a quelques années, je tenais absolument à voir ce monument et les environs.  Pour moi, ça représente beaucoup.  C’est un intérêt personnel entre autres parce que mon grand-père était cuisinier pour l’armée américaine dans la Première Guerre mondiale», a indiqué Claude Martel.  

René Audet, quant à lui, tenait également à inclure une visite à Vimy dans l’itinéraire de leur voyage en famille en France il y a quelques années.  «Quand on est dans cette région, on se rend compte à quel point l’héritage de la guerre est encore présent.  Ici, nous avons été préservés de cela, mais là bas, il y a des cimetières dans chaque village et personne ne peut oublier la guerre», a indiqué René Audet.  

Au ministère, René Audet, enseignant de formation, est agent d’éducation.  Dans le cadre du projet de Vimy, il va accompagner un groupe de 26 jeunes Canadiens (deux de chaque province et territoire) âgés de 16 à 19 ans, qui vont faire partie de la délégation officielle du Canada à Vimy.  «Je suis responsable de l’apprentissage pour ce groupe.  Ce sont des jeunes qui ont été choisis par l’entremise de différents mécanismes qui ont tous rapport avec le souvenir.  Je vais les rencontrer pour la première fois à Ottawa au dé-but du mois d’avril puis nous nous envolerons vers la France», a précisé René Audet.  

Ces 26 jeunes ne seront guère les seuls jeunes de leur âge à Vimy, car on estime que plus de 10 000 jeunes Canadiens, âgés de de 9 à 19 ans, vont se rendre à Vimy dans le cadre de voyages éducatifs.  «Cette année, évidemment, de nombreux organisateurs de voyages scolaires mettaient l’accent sur Vimy et avec raison.  Ce sera grandiose», a indiqué René Audet.  

On estime que sur les quelque 25 000 personnes attendues à Vimy, 18 000 seront du Canada, incluant les 10 000 jeunes déjà mentionnés.  

«Dans mon équipe de gestion de l’information, je m’assure que nous avons tous les renseignements qu’il nous faut pour que les personnes qui s’inscrivent reçoivent leur billet.  Mon équipe s’occupe des inscriptions du Canada, mais aussi de celles des autres pays.  Toutes les inscriptions sont gérées à partir d’ici», a expliqué Sandy Marcoux, qui précise par ailleurs qu’elle et son équipe auront un centre d’information à Arras (une ville voisine) à partir du 1er avril en plus d’avoir un centre d’information sur place à Vimy durant les jours anniversaires.  

Claude Martel, qui fait également partie de l’équipe de Sandy Marcoux, n’en revient pas de voir les messages circuler sur les plateformes Internet publiques et privées associées à l’anniversaire.  «Des gens nous envoient des témoignages tellement touchants.  Dans bien des familles, l’héritage de la guerre est encore présent.  Mais dans d’autres, c’est quel-que chose qu’on a voulu oublier», a-t-il dit.    

Lorsque le ministère a sollicité les manifestations d’intérêt du personnel pour organiser la commémoration, il a tout de suite mis son nom.  «J’arrive à mes dernières années au fédéral et je me sens honoré de participer à cet anniversaire avant de prendre officiellement ma retraite», a indiqué Claude Martel.  

Le Mémorial national du Canada à Vimy honore la mémoire des soldats canadiens morts en France pendant la Première Guerre mondiale.  Sur les 66 000 soldats du corps expéditionnaire canadien, 11 285 ont été portés disparus et leurs noms sont inscrits sur le mémorial lui-même.  

Les deux pylônes, représentant le Canada et la France, culminent 40 mètres au-dessus de la base du monument.  En raison de l’altitude du site, la figure la plus élevée, l’allégorie de la paix, domine la plaine de Lens d’environ 110 mètres.  

En s’avançant à l’avant du monument, on peut remarquer une statue de femme voilée, tournée vers l’est, vers l’aube d’un nouveau jour.  Elle représente le Canada, une jeune nation, pleurant ses fils tombés au combat. 

La crête de Vimy est aujourd’hui boisée, chaque arbre a été planté par un Canadien et symbolise le sacrifice d’un soldat.  Le monument est construit d’une pierre blanche très rare, la pierre de Seget, choisie par Walter Allward, dont l’unique carrière connue est située sur l’île de Brač, en Croatie.  La disparition de l’État fédéral yougoslave en 1990 a permis la réouverture de cette carrière et la restauration en 2007 du monument.  

- Par Jacinthe Laforest

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