Le 2 mars 2017

Lors de la réunion du 22 février, des membres de la Coopérative de Wellington et des membres du public se sont entassés dans le Centre Vanier pour prendre une décision importante.

Dans une décision par vote secret, les membres de la coopérative de Wellington ont voté pour le projet d’intégrer le magasin des alcools.  «Il y avait 122 membres votant.  Il y a eu 20 votes contre et 102 votes en faveur.  La motion a donc été adoptée», a annoncé Gabriel Arsenault, qui a aidé à modérer la réunion du 22 février, au Centre Vanier à Wellington.  

Pendant les quelque 90 minutes qui ont précédé le vote, les membres ont entendu des informations et des détails du contrat qui était proposé et des travaux qui étaient nécessaires.  Ils ont aussi posé beaucoup de questions.  

«Y a-t-il quelqu’un qui sait pourquoi la régie des alcools a décidé de privatiser le magasin de Wellington en particulier?», a demandé Clarence Richard, qui est un ancien employé deu magasin.  Aucune réponse ne lui a été fournie, mais Louise Gallant a renchéri : «Est-ce juste parce que nous les Acadiens, on se laisse faire?».  Personne n’a répondu à cette interrogation non plus.  

Au pied du mur

La réunion a eu lieu le 22 février et selon Rick Arsenault, le gérant du magasin Coop, la régie des alcools avait besoin d’une réponse le vendredi 24 février.  «Que se passera-t-il si nous votons contre.  Est-ce que nous perdons notre magasin d’alcool, est-ce que les négociations vont rouvrir, ou est-ce que la régie des alcools va se tourner vers le deuxième soumissionnaire? Nous n’en savons rien», a indiqué Rick Arsenault, en réponse à la question.  

Finalement, même si les membres semblaient poser beaucoup de questions et même s’ils se sentaient quelque peu manipulés par les circonstances, ils ont voté en faveur du projet, dans une majorité indiscutable.

Selon les informations qui ont été données, les rénovations vont coûter 415 000 $.  La coopérative doit encore 90 000 $ sur sa précédente hypothèque.  Ce montant sera remboursé sur 10 ou 15 ans.

Le magasin, une fois construit et ouvert, devrait coûter aux alentours de 60 000 $ par année en salaires et quelques autres dépenses.  

En ce moment, les ventes au magasin des alcools sont de 1,3 million de dollars par année.  On prévoit une hausse de 8 % dans les ventes d’alcool, pour un total de 1 404 000 $.  Selon le premier contrat de cinq ans que la régie des alcools propose, la coopérative recevra 15 % des ventes sur la première tranche de 250 000 $, et 6 % sur le reste des ventes.  Cela représente un revenu combiné annuel estimé à 106 700 $ pendant les cinq premières années du contrat.  Par la suite, selon ce qui est proposé, les pourcentages diminueraient beaucoup, ce qui inquiète passablement des dirigeants de la coopérative.  

«J’ai confiance que les cinq premieres années vont bien aller.  Je m’inquiète un peu plus pour le second contrat de cinq ans.  J’aimerais réunir quelques membres influents de notre coopérative qui seraient prêts à négocier avec la régie des alcools, pour avoir une meilleure entente», a lancé Lisa Arsenault, la présidente du bureau de direction bénévole de la coopérative, après avoir pris connaissance de la décision des membres.  

D’autres parts, la coopérative de Wellington prévoit que l’ajout de la section des alcools dans le magasin va contribuer à faire augmenter les ventes de nourriture de 5 %, ce qui contribuera à assurer une plus grande marge de crédit. 

Évidemment, les dirigeants de la coopérative ont présenté des chiffres et des projections, mais ils ont aussi ajouté qu’il n’y avait pas de garanties que ce projet, à lui seul, allait faire une grande différence dans la survie du magasin.  

«Tout va dépendre de votre appui à notre magasin coop.  Nous avons 4 000 membres, mais seulement 300 font leurs achats dans notre magasin.  Si nos membres décidaient de nous appuyer, ça ferait toute la différence au monde», a rappelé Rick Arsenault.


Rick Arsenault, gérant de la Coopérative de Wellington, rappelle que l’appui des membres est essentiel au succès du projet.


Rick Arsenault, gérant de la Coopérative, Gerald Reich held, Krista Arsenault, Lisa Arsenault, Melva Gallant et Paul Perry

- Par Jacinthe Laforest
Banner

L'Île-du-Prince-Édouard en images