Le 18 janvier 2017

Le Guide pour organiser des évènements bilingues a été développé par le Commissariat aux langues officielles pour aider les canadiens à bilinguiser les activités du 1er juillet.  Cependant, le Guide est très pertinent pour l’année du 150e du Canada.

En prévision de l’année du 150e anniversaire du Canada, le Commissariat aux langues officielles a voulu rappeler aux organisateurs d’événements l’importance d’intégrer les deux langues officielles du Canada dans leurs activités, en développant un guide pour réussir un événement bilingue.  

Ce guide, qui tient sur quelques pages, s’adresse aux comités organisateurs d’événements partout au Canada.  Il a été publié il y a quelques années déjà, mais le Commissariat l’a ramené dans sa boîte d’outils pour aider les Canadiens à célébrer Canada 150 dans les deux langues officielles.  

Dans son message publié en introduction du guide, le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, insiste que «Les deux langues nous appartiennent à tous et font partie de notre identité nationale, même si nous ne sommes pas bilingues. Le défi qui se présente à nous est d’assumer pleinement les langues officielles du Canada, peu importe celle que nous parlons».

Il rappelle aussi que pour les membres des deux communautés canadiennes de langue officielle, les événements du 150e anniversaire du Canada sont des occasions d’apprendre à se découvrir et à se connaître.  

«En donnant à tous le sentiment d’avoir leur place et en racontant l’histoire de notre passé que tout le monde peut apprécier à sa juste valeur, nous contribuons à rapprocher les communautés de notre magnifique pays», a insisté le commissaire.

Le guide comporte plusieurs sections dont une qui porte spécifiquement sur la communication avec le public dans les deux langues officielles.  

Les conseils sont simples et concis :

1- Dresser une liste de tous les services et de toutes les communications (p. ex., site Web) devant être fournis dans les deux langues officielles. 

2- Déterminer quels points de services nécessiteront des employés et des bénévoles bilingues. 

3- S’assurer de disposer de ressources humaines et financières suffisantes pour les services de traduction et d’interprétation. 

4- Tôt dans l’étape de la planification, réserver les services de traducteurs et d’interprètes professionnels habitués à répondre à une forte demande. 

5- Trouver les moyens d’assurer la qualité de la traduction. 

6- Prévoir des mesures pour satisfaire aux besoins en traduction en cas d’imprévus et de situations d’urgence (p. ex., interventions d’urgence liées à la santé et à la sécurité). 

7- S’assurer que les fournisseurs de services servent le public dans les deux langues officielles. 

8- Sensibiliser les commanditaires, les fournisseurs de services et les partenaires provinciaux et municipaux à la nécessité de servir le public dans les deux langues officielles. 

9- Utiliser les médias de langue officielle en situation minoritaire. 

Le guide suggère aussi aux organisateurs de rechercher les occasions de partenariats avec la communauté locale de langue officielle en situation minoritaire au moment de créer ses programmes et ses services. 

Selon le guide, les organisations qui représentent cette communauté peuvent offrir une aide inestimable et une sensibilisation culturelle lors de la préparation et de la tenue de l’événement, surtout en ce qui a trait au recrutement des bénévoles. 

Elles peuvent aussi donner une orientation et aider à la promotion des programmes historiques et éducatifs organisés conjointement avec les organisateurs de l’événement.  La participation de la communauté locale de langue officielle en situation minoritaire ainsi que de la municipalité hôte et des entreprises locales donne aux visiteurs l’impression d’être accueillis non seulement par les organisateurs de l’événement, mais par toute la communauté.  

Les besoins en traduction et en interprétation sont parfois sous-estimés et ont tendance à connaître une hausse marquée à l’approche de l’événement.  Ainsi, est-il sage de solliciter, dès le début de l’événement, l’aide de professionnels de la langue habitués de répondre à une forte demande. 

Le guide proscrit l’utilisation de logiciel de traduction automatique qui donnera, au mieux, des résultats décevants.  

«Une mauvaise traduction fait obstacle à une communication claire avec votre auditoire et peut, en fin de compte, mettre votre organisation dans l’embarras», dit le guide, qui rappelle que grâce à son programme d’Appui à l’interprétation et à la traduction, Patrimoine canadien dispose d’un financement offert aux organisations qui ont besoin d’accéder à ces ressources. 

- Par Jacinthe Laforest

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