Le 17 janvier 2017

Aubrey Cormier, directeur général de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, discute avec Natalie Pendergast, gestionnaire des communications à la SSTA, des prochaines étapes dans le dossier des services en français.


Comme convenu, le président et le directeur général de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, Guy Labonté et Aubrey Cormier, ont rencontré le premier ministre Wade MacLauchlan le 12 janvier dernier.  

Cette rencontre s’est avérée nécessaire lorsqu’il est devenu apparent que les progrès dans la mise en œuvre de la Loi sur les services en français en matière de services désignés bilingues, étaient au point mort, comme le montrait le rapport annuel 2015-2016, dévoilé à la fin de l’année 2016.   

«La réunion s’est bien déroulée.  C’est certain que ç’a pris quelques minutes pour déblayer le terrain.  Le premier ministre a trouvé que nos réactions étaient démesurées et il n’a jamais voulu concéder que peu de progrès ont été faits.  Mais nous nous sommes tout de même entendus sur l’importance de trouver un terrain d’entente pour travailler ensemble», a expliqué Guy Labonté, président de la SSTA, au lendemain de la rencontre.  

Outre les dirigeants de la SSTA, la rencontre comprenait aussi Diane Arsenault, directrice du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones, Paul Ledwell, sous ministre aux Affaires acadiennes et francophone, et Sonny Gallant, député d’Évangéline-Miscouche, qui avait aidé à arranger la rencontre.  

Selon le député, la rencontre a été positive.  Il en veut pour preuve que la recommandation du rapport annuel 2015-2016 d’élargir le groupe de travail conjoint a été adoptée.  

Ce groupe de travail conjoint SSTA - Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones existe depuis plusieurs années.  Il sera dorénavant élargi pour inclure la présidence du Comité consultatif de la communauté acadienne et francophone, l’agent aux plaintes, un coordonnateur des services en français, un représentant de la Commission de la fonction publique de l’Île-du-Prince-Édouard ainsi qu’un représentant du Réseau santé en français Î.-P.-É. 

L’ajout de ces membres permettra, dit le rapport, d’enrichir les échanges portant sur la mise en œuvre de la Loi et d’accroître la collaboration entre le gouvernement et la communauté.

Pour Aubrey Cormier, la pierre angulaire de la Loi sur les services en français est la désignation de services bilingues.  «C’est la seule façon que nous avons de faire des progrès, de gagner du terrain et de formaliser le gain de façon législative.  En trois ans, il n’y a eu aucun gain.  Seuls trois services sont désignés bilingues.  Nous avons fait valoir au premier ministre qu’il pourrait très facilement doubler le nombre de services désignés bilingues», a insisté Aubrey Cormier.  

Le président de la SSTA est revenu sur le manque d’utilité du rapport annuel.  «Nous aimerions que chaque rapport fasse état des progrès accomplis dans chaque ministère.  C’est difficile pour nous d’évaluer les progrès parce que nous n’avons pas accès aux plans d’actions que chaque ministère et agence est censé présenter au début de chaque année, mais à la fin de l’année, on devrait au moins savoir quels étaient les objectifs et dans quelle mesure ils ont été atteints», a indiqué Guy Labonté.  

Les dirigeants de la Société Saint-Thomas-d’Aquin avouent qu’ils aimeraient pouvoir considérer le Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones comme un avantage, plutôt qu’un défi additionnel à surmonter.  

«Nous avons des attentes par rapport au Secrétariat.  Pour nous, c’est essentiel que le Secrétariat soit proactif.  Nous avons besoin que ce bureau fasse avancer davantage les services en français à l’intérieur du gouvernement», ont insisté Guy Labonté et Aubrey Cormier.

Concernant le poste d’agent aux plaintes, le premier ministre aurait mentionné que le poste sera doté dès que ce sera possible.  

Par ailleurs, Aubrey Cormier se réjouit que dorénavant, le député Sonny Galant jouera un rôle plus grand dans le maintien d’une ligne de communication entre la Société Saint-Thomas-d’Aquin et le gouvernement.  

- Par Jacinthe Laforest
Banner

L'Île-du-Prince-Édouard en images