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 Votre journal francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Le 3 janvier 2017
L’année 2017 tire à sa fin.  L’année du 150e anniversaire de la Confédération, l’année de l’accès gratuit dans les parcs nationaux vit ses dernières pournées.  Chaque semaine, La Voix acadienne est arrivée dans vos maisons, et dans les kiosques à journaux, avec des pages et des pages couvertes d’histoires, pour la plupart positives.  Et nous voici à faire un petit bilan.  Quel événement a marqué l’année 2017? 

Le premier qui nous vient en tête est l’ascension d’Antoinette Perry au poste de lieutenant-gouverneur de la province, en octobre dernier.  Plus récemment, la confirmation que l’École-sur-Mer serait dotée d’un secondaire a été très bien accueillie et mérite qu’on s’en souvienne.

Pêle-mêle, voici quelques événements et changements qui pourront, dans l’avenir, modifier notre province et notre pays. 

• L’annonce par le premier ministre Justin Trudeau de la légalisation de la marijuana à partir de juillet 2018;

• L’annonce par le premier ministre Wade MacLauchlan de la mise sur pied d’un centre de santé reproductive pour les femmes, avortements inclus;

• L’établissement de jardins scolaires et communautaires grâce à des fonds gouvernementaux et beaucoup de travail;

• La validation et l’adoption d’un plan de développement de 10 ans qui mobilise pour la première fois au Canada, les forces communautaires et scolaires dans des objectifs communs;

• Les retombées de la démission de Jean-Paul Arsenault du rôle d’agent aux plaintes et les critiques face à la Loi sur les services en français qui s’en sont suivies; 

• L’entrée en fonction de Donald Trump, comme président des États-Unis; 

• Les démarches de réconciliation entreprises par le fédéral, non seulement envers les Premières nations, mais aussi, envers d’autres catégories de personnes qui ont subi des torts dans le passé;

• Tout récemment, la création du Réseau pour le français à l’Île;

• L’élection d’une seconde députée du Parti vert à l’Assemblée législative; et

• Nouveau cadre de financement en petite enfance. 

La plupart de ces événements s’inscrivent dans une continuité.  Ils vont continuer d’influencer le déroulement de nos vies, l’opinion publique, les relations internationales et la société en général encore pendant plusieurs années, et potentiellement, transformer des valeurs que nous croyions coulées dans le béton.

Dans à peine quatre jours, une nouvelle année commencera.  Parmi les choses que nous devrons surveiller en 2018, mentionnons : 

• Les progrès concernant l’organisation du prochain Congrès mondial acadien et l’annonce tant attendue du financement;

• Les progrès éventuels dans la désignation de nouveaux services bilingues en vertu de la Loi sur les services en français de l’Île;

• Les Jeux des aînés 50 + et leurs préparatifs;

• Les relations Canada États-Unis et l’influence de Donald Trump sur la bonne entente entre les pays;

• L’ouverture de la nouvelle école La-Belle-Cloche à Rollo-Bay;

• Le dossier de la petite enfance francophone, qui est loin d’être réglé; et 

• Tous les autres événements qui font partie de notre belle actualité communautaire. 

La vie sur notre île est bonne.  Nous sommes tellement chanceux de vivre dans une région largement épargnée par les assauts de mère Nature, qui multiplie, semble-t-il, ses ouragans, ses inondations et ses sécheresses. 

Le climat, avec tout ce qu’il représente devrait être la première chose à laquelle nous pensons le matin et la dernière que nous oublions le soir.  Personne n’échappe aux impacts du climat.  C’est l’air que nous respirons, c’est l’eau que nous buvons, c’est la nourriture que nous mangeons, c’est la capacité de la terre à nourrir les habitants, c’est la survie des espèces animales et végétales, ce sont les coûts exorbitants des assurances, c’est l’érosion qui gruge chaque année un peu de nos falaises, c’est le manque de convictions de nos politiciens et des citoyens. 

C’est la perte d’habitats, la disparition des ours polaires, et c’est aussi le déplacement de milliers et de milliers de réfugiés du climat, qui ne trouvent plus à se nourrir.  Leur arrivée massive dans de nouvelles régions et même parfois, d’autres pays, cause souvent des tensions, en raison de l’incapacité à absorber toutes ces nouvelles personnes.  Le climat, et les dérèglements météo causés la plupart du temps par les changements climatiques, sont donc à l’origine de conflits civils et internationaux. 

Si nous pouvions penser à créer un climat de paix en 2018, ça serait parfait. 

- Par Jacinthe Laforest
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